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Notre Dame de CornempsSur
la commune de Petit-Palais-et-Cornemps, à deux kilomètres de l’église
Saint-Pierre de Petit-Palais, l’église de Cornemps se dresse au sommet
d’un des
nombreux plateaux du Lussacais. Elle est entourée d’un petit hameau et
de son
cimetière En partie ruinée lors des Guerres de Religions, son plan est simple. Eglise à nef unique, dont il ne subsiste que le mur nord, l’édifice est bâti en moellons de calcaire assez irréguliers. La nef est fermée par une abside à pans précédée d’une courte travée droite. Des contreforts plats appareillés la soutiennent. Le contrefort d’axe, quant à lui, est percé d’une baie. Une corniche alternant modillons sculptés et pierres percées couronne le chevet. L’abside et le faux transept ont été séparés de la partie ouest de l’église par un mur de blocage et rendus au culte. La façade ouest, en pierre de taille, est relativement bien conservée dans sa hauteur. Son portail en plein cintre est abrité sous un avant-corps en faible saillie. Le fronton triangulaire qui le couronne est percé d’une baie cruciforme. Deux arcs très élancés encadrent l’entrée et abritent en leur sommet deux modillons sculptés. A l’intérieur, l’abside en hémicycle est scandée par une arcature à sept pans. Nous ne possédons
que peu d’informations historiques. Notre-Dame de Cornemps est citée
dans la
liste de 1398 des paroisses du diocèse. L’église aurait été assiégée et
en
partie
renversée par les troupes du vicomte de Turenne en 1587. Une pièce Cette église est datée le plus souvent du XIème siècle de part l’utilisation conjoint de la pierre de taille de du moellon, qui dans la nef est disposé en arête de poisson. N’ayant subi que peut d’interventions ultérieures, elle est un parfait exemple de ces édifices mixtes du XIème siècle, mettant l’accent sur ses parties les plus nobles (chevet et portail), sans toutefois négliger le reste de l’édifice. De part son décor elle subit encore des influences antiquisantes (métopes et triglyphes, palmettes). Le percement d’une fenêtre dans un contrefort est une marque d’«archaïsité». Il y de nombreux exemples dans le sud-ouest et cela répondait à un besoin technique, lorsque seuls les contreforts étaient appareillés dans un édifice en moellon. Bien que son élévation ne soit plus tout à fait identifiable à cause des dommages irréparables qu’elle a subi lors des Guerres de Religions, elle se pose grâce à cela comme un des jalons de l’histoire de cette région.
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